Zoologie : le migron

[Lire cet article en préambule]

Au contact de l’eau chlorée et en l’absence de femelles , le migron subit une transformation hormonale qui lui permet d’entamer son étrange cycle de reproduction ovipare, qui combine hermaphrodisme et métamorphoses. Le canal ovipare s’ouvre alors momentanément dans le cloaque, et l’ovulation du « mâle » se fait par l’évacuation des fèces dans le milieu liquide.

Pendant la même phase de reproduction qui se tient toujours dans un bassin d’eau tiède et agitée — dit jakuzi — dont le milieu oxygéné et brassé est favorable à la dissémination des ovules et à leur séparation des matières fécales, un ou plusieurs migrons mâles, déféquants ou non , sollicités par le stimulus sensoriel de l’eau souillée, répandent alors leur sperme directement dans le milieu aquatique , généralement par onanisme. Encore que l’on puisse observer quelques cas d’insémination anale directe sur un partenaire précis du groupe, activement individuelle ou collective**, cas où la fécondation est alors interne et externe mais toujours suivie d’évacuation excrémentielle, la fécondation des ovules se faisant essentiellement dans l’eau du bassin. Les oeufs ont l’aspect de petits globules noirs noyés dans une substance gélatineuse et transparente.

Il est à noter que ce processus autorise un certain pourcentage d’autofécondation , qui croît avec la diminution du nombre de partenaires.

Des cas de migrons onanistes déféquant isolés ont été signalés par la science moderne, mais en général on assiste plutôt à des comportements collectifs de parades prénuptiales, singularisés par des « chants » rauques et des démonstrations de virilité du type claquement de nageoires et concours de bite, assez semblables aux comportement des pinnipèdes dans les pataugeoires des rookeries où les phoques mâles isolés attendent les femelles dont la migration démarre un à deux mois plus tard.

L’oeuf fécondé entame alors un cycle rapide métamorphique. Il est avéré que la présence de chlore est nécessaire à cette mutation . Dans son milieu naturel, le migron se reproduit comme n ‘importe quel étranger , ce n’est que lors de la migration de grandes hordes de mâles vers les frayères de l ‘Ouest et sous certaines conditions que ce processus reproductif se déclenche. L ‘ensemble des conditions biotopiques nécessaires a été nommé « Merkelisation » par les biologistes modernes.  Il est parfois aussi nommé Machen und Scheiße , (foutre et merde) en honneur aux deux prénoms de la Chancelière .

Profitant des nutriments des fèces flottant dans l ‘eau du jakuzi , l ‘oeuf se transforme en quelques minutes en larve appelée têtard à cause de la grosseur de sa tête ; son corps est cylindrique, terminé par une queue aplatie. La larve est munie d’un système branchial qu ‘elle ne perdra que lors du cycle suivant lorsque, évacuée par le système d ‘épuration de la piscine, elle finira par rejoindre le milieu fluvial puis marin , où elle connaitra alors une rapide transformation en migron adulte bipède .

Le migron mâle adulte alors doté de poumons perd ses facultés natatoires et s’accroche par grappes à une quelconque épave , dérivant vers l’ Ouest. Il pourra alors entamer un nouveau cycle merkelien et rejoindre la génération précédente à la piscine, à la condition toutefois de rencontrer son hôte : l ‘humanitaire. Car le migron adulte est avant tout un parasite et un commensal .

Ce complexe système de reproduction est une remarquable illustration des possibilités de la Nature et de la capacité des espèces à s ‘adapter à des contraintes environnementales exceptionnelles.

Ici c’est un mammifère qui a emprunté — sous la pression démographique et devant l ‘opportunité du vide territorial de territoires lointains peuplés seulement d’humanitaires —  des stratégies reproductrices empruntées aux batraciens , aux lemmings et aux parasites intestinaux .

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** On a même observé quelques cas de pénétration collective en couronne assurant ainsi un rôle mâle et femelle à tous les partenaires , il s ‘agit d ‘un cas extrême d ‘optimisation génétique .

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2 responses to “Zoologie : le migron”

  1. Vincent Poursang says :

    je plussoie ! nota : on ne peut être à la fois un parasite et un commensal (le second vit sur les déchets de son hôte sans lui causer de préjudices, ce qui n’est point le cas du parasite)

  2. ficelle51 says :

    J’allais manger, je n’ai plus faim ….

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