Dogme antiraciste

Il faudrait décortiquer le dogme «antiraciste» et comprendre comment on a construit en Europe de l’Ouest, à partir de la fin des années soixante , une idéologie paralysante sur fond de guerre froide à partir d’éléments disparates : anticolonialisme , tiers-mondisme , fin de la ségrégation raciale au USA , théologie de la libération , sacralisation de l’holocauste et primauté donnée à cet événement dans la tragédie générale , plus d’autres ingrédients divers…

Une partie de ce matériel idéologique provenait de la propagande soviétique , une autre de celle des USA , et une autre encore servait des intérêts communautaires (et accessoirement un certain Etat )…

Depuis la chute du Mur , cette idéologie s’est développée

toute seule , hors du contexte qui l’avait engendrée , et a été mise au service du chantier secret de l’immigration de peuplement. Elle ne sert plus d’autre causes qu’elle même et son clergé .

Or le contexte a continué à changer. Il est certain , par exemple , que le souvenir de la seconde guerre mondiale s’estompe et sort peu à peu de l’ Histoire contemporaine pour entrer dans l’ Histoire tout court , idem de la décolonisation , du communisme etc.

Beaucoup de gens dans l’Empire du Bien se posent des questions sur la nature du dogme prétendument antiraciste , dont la transmission n’est désormais plus assurée par les contemporains des événements qui en sont la source. On est passé en quelque sorte du temps des Evangiles à celui de la Première Eglise .

La continuité n’est pas assurée, car il existe un décalage visible entre les promesses du dogme et la réalité , un autre aussi entre la bonne volonté initiale de nombre de ses adeptes et la tentation totalitaire qui anime ses défenseurs actuels . Et le sentiment d’échec est général.

Deux catégories sociales subissent de plein fouet les conséquences négatives du paradoxe dogmatique, les jeunes et les classes défavorisées (qui s’étendent désormais jusqu’aux franges de la classe moyenne , qui ne va pas tarder à goûter au brouet , gauche et droite confondue) .

De plus , en peu d’années , le monde rural a partiellement rejoint le réel urbain de l’immigration de masse et ses joies , à l’exception du Grand Ouest où le phénomène démarre dans les villes moyennes sans encore toucher les villages.

Cet étalement de populations aux modes de vie différents accompagne , accélère et contribue à la dé-culturation mondialiste que la crise économique amplifie, à laquelle s’ajoute la décomposition du tissu social et une insécurité croissante souvent spectaculaire .

La France traditionnelle disparaît … C’est un périmètre de cent kilomètres autour des grandes conurbations qui est désormais touché . Autant dire que les zones préservées sont rares , même si le plus gros du territoire reste vivable , pour une durée que tous souhaitent la plus longue possible .

Tous ces facteurs devraient contribuer à une prise de conscience qui semble en cours et qui est essentiellement freinée par l’âge croissant de la population autochtone , qui a du mal à avaler la véracité de l’incurie et de la trahison de sa classe politique .

Le moment n’est plus très loin où l’électorat de la gauche économique et celui de la droite conservatrice vont voir leurs intérêts converger et le fleuve ainsi créé couler dans le lit des défenseurs de la Nation .

C’est après 68 et la disparition de De Gaulle qu’une reconstruction médiatique a progressivement transformé les événements de la Guerre en tragédie quasi exclusivement juive . Lors des vingt-trois années qui séparent la fin du conflit avec l’Allemagne des événements de Mai , il ne serait venu à l’idée de personne de mettre au premier plan le génocide juif.

Cette guerre restait , parce que la plupart de ses acteurs étaient encore vivants , et parce que le souvenir des combats et des bombardements étaient encore frais dans les mémoires, une affaire franco-allemande , ou de lutte entre URSS-USA-GB et l’Axe , voire de communisme contre fascisme , mais certainement pas la quasi unique affaire juive qu’elle est devenue ( en France , car en Russie ce n’est pas une lecture conseillée)

C’est au moment où Cohn-Bendit s’écrie « Nous sommes tous des Juifs allemands » que se mettent en place les fondations de l’idéologie antiraciste actuelle , avec le même public que les pacifistes d’avant guerre et l’instrumentalisation médiatique d’intérêts divers, qui vont du PCF anticolonialiste à la frange gauchiste de la communauté juive française, en passant par tout le ramassis rad soc fm et église infiltrée …

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