Métissage ?

Aux USA les mariages interraciaux concernant des afro-américains et des blancs représentent 2 % du total . Ca en dit long sur l’avenir du métissage.

Actuellement en France, on assiste effectivement , en marge , à un effet de mode , entretenu par des gens « qui nous veulent du bien ».

Mais en réalité ces apparentements semblent relever pour la plupart de la sexualité ludique, lors de la longue période expérimentale que vivent désormais les jeunes urbains , avant la formation d’un couple reproductif.

Ce phénomène de curiosité sexuelle interracial n’a rien de nouveau , ce qui est nouveau, c’est la surexposition des comportements sexuels en général , et en particulier chez les femmes .

Pour information , au début du siècle il n’ y avait pas un seul bordel sans sa «négresse» , et des bordels, il y en avait dix par bourg . Quant aux femmes , les chansonniers faisaient leurs choux gras en 14 de l ‘excellent accueil réservé aux troupes africaines dans les garnisons de Province par les ouvrières comme par les dames patronnesses , plus discrètes .

L’espèce humaine se caractérise par la curiosité . Chez la femme , ce trait de caractère confine parfois au défaut . Ce ne sont pas Adam et Eve qui me contrediront .

Encore une fois, il n’existe aucune différence entre la sexualité féminine et masculine , hors de toute construction sociale. Mieux : les femmes sont supposées techniquement être en mesure de désirer et de recevoir bien plus d’hommes que l’inverse . Si c’est plus mal vu dans un sens que dans l’autre , c’est pour une foule de raisons qui n’ont rien à voir avec la satisfaction du désir .

Le motif central est évidemment un problème de rivalité biologique et la nécessité de former un couple stable pour élever la descendance , ce qui exclut , a priori, la problématique de l’incertitude de la filiation paternelle .

Ceci dit, l’ethnologie démontre que toutes les combinaisons sociales ont été essayées par l’ humanité pour résoudre ce problème , de la polyandrie matriarcale à la polygamie en passant par la mise en commun du patrimoine génétique tribal sous la forme d’un » communisme sexuel » . Dans ce cas de figure, c’est le frère de la femme qui fait office de « père » éducatif  ancestral, mais non géniteur .

Il semble juste que ces essais correspondent à des états de développement des sociétés . L’ Europe semble avoir connu des sociétés polyandres au néolithique .

Pour en revenir à la mixité reproductive , elle se heurte à deux contrariétés de nature : le principe d’ optimisation des chances et la reproduction sociale .

La génitrice aura toujours tendance , consciemment ou non – et si l’organisation sociale lui en laisse la manœuvre – à optimiser les chances de sa descendance .

Dans une société complexe , elle privilégiera , outre les indices habituels de santé , de virilité , de beauté ( notion qui justement est une synthèse de diverses conditions favorables à un moment historique et social T ) , de prospérité , de richesse , de patrimoine , de niveau d’étude , de culture , etc …

En un mot , elle agira comme quelqu’un qui achète une voiture. Si elle en a les moyens , elle préférera une Porsche décapotable ou une Jaguar à une Lada pourrie.

Certes , elle le fera dans sa catégorie , dans le cadre de ce qu’elle même juge comme « mieux » , et de sa « valeur d’échange » , si elle est elle-même l’équivalent d’une bagnole de gitan , elle se retrouvera avec un vélo .

Une promotion habile peut lui vendre générationellement un autre modèle. Dans les années 70 , la mode chez les très jeunes femmes était aux garçons un peu ambigus , raffinés , etc … Plutôt David Bowie que Bud Spencer .

Mais nous sommes là dans l’ordre du fantasme . Dans les faits , les femmes de cette génération ont fait comme leurs mères , elles se sont reproduites avec leur collègue de travail , le frère de la copine de leur sœur , ou leur petit copain de la fac …

Et comme la plupart des femmes en Occident , elles ont obéit au principe du «même » , qui veut que l’image du père soit inconsciemment centrale dans le choix du partenaire reproducteur .

Ce mécanisme comportemental inné de choix par proximité concentrique bloque une partie des risques d’une trop grande extranéité d’ ADN tout aussi dommageable que l’inverse . Il intervient en équilibre avec la pulsion inverse , qui permet de fuir la consanguinité . L’optimisation génétique étant dans un juste milieu .

On ira donc vers ce qui est différent , mais qui ressemble parce qu’on est soi même issu d’un choix similaire qui a réussi .

L’ ADN est un guide prudent , il veut continuer le voyage avec la bonne monture .

Ce qui n’est pas sans conséquences sociales car ce mécanisme de lissage des choix finit, même dans une société ouverte , par participer à la création de groupes «tribaux» d’apparence physique similaire , qui constitue le réservoir génétique préférentiel au centre d’une courbe de Gauss , et qui a tendance à faire disparaitre les extrêmes (les blonds par exemple ont diminués de moitié en France entre 1900 et 1970 . Ce n’était pas le fait de l’immigration , mais d ‘un brassage interne ).

S’y rajoutera la reproduction sociale qui , pour tous les motifs cités ci-dessus, fait que les filles de notaires ou de chirurgiens se reproduisent rarement avec des chiffonniers roumains , et que Sabrina du 93 ou Cyndie de la Creuse ont peu de chances d’épouser Georges-Edouard , centralien et X .

Alors la « mixité » , le métissage , moi je veux bien… Mais sur le long terme , une fois la mode et la propagande épuisée et les échecs connus … retour à la tendance de fond , comme aux US .

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