Show-Bizz, cinoche et théâtre sont les milieux les plus pourris

J’ai longtemps fréquenté un troquet parisien situé en face d’un célèbre Théâtre abritant une “école”, pépinière de jeunes “talents” .

L’établissement était tenu par des frères kabyles sexuellement obsédés et qui passaient leur journées, entre deux encaissements, à sauter à l’étage les touristes blondes et les intermittentes avec un succès qui m’étonnera toujours. Dans cet incroyable baisodrome, mélange d’anglaises bourrées et de petits bourgeois singeant Luchini, la totalité des intermittents mâles étaient gays comme des pinnipèdes et les filles splendides, mais d’une connerie abyssale.

Tout ce joli monde prenait des poses avec une façon spéciale de cloper en envoyant la fumée très loin, les yeux dans le vide. Les conversations tournaient uniquement autour de deux thèmes : le dénigrement des absents (accueillis par contre de façon chaleureusement hystérique et qui, devenus présents, reprenaient le lynchage, sans se douter que deux minutes avant ils se faisaient casser une sucrerie entière sur le dos) et l’avenir de chacun et de tous.

La moindre Églantine (adorable au demeurant ) était promise à devenir la nouvelle Sarah Bernhardt et le plus efféminé des Jean-Victor à être le fils spirituel de Shakespeare dans le corps d’Alain Delon. Bien entendu, dix minutes après, Églantine rentré dans sa coloc et Jean-Victor aux toilettes, l’un et l’autre étaient deux sinistre ringards. Le nouveau Brad Pitt se faisait casser les sphincters par le pompier de service et Églantine suçait tout ce que Paris connaissait de Directeurs de Théâtre eczémateux et de Critiques septuagénaires.

Le Bistro prenait une effervescence particulière quand débarquait un “ponte ” ou l’ autre. Ne connaissant rien au monde du spectacle, je n’identifiais pas les vieux barbons qui péroraient en bout de table, mais certains avaient l’ air solides et bien assis. Ceux-là avaient réussis et on sentait bien qu’ils portaient un regard amusé sur ces fils et filles de pharmaciens lyonnais venu triompher de la Capitale. Clairement, la plupart étaient des prédateurs sexuels, généralement catégorie tarlouze, venus là pour repartir avec l’un ou l’autre des ambitieux éphèbes .

Tout ceci faisait bien l’affaire de mes Kabyles, que toutes ces demoiselles trouvaient tellement gentils et si charmants qu’elle finissaient, sans exception, un soir ou l’ autre, par aller faire un tour à l’étage participer au rapprochement entre les peuples.

Une fois tout le monde reparti, les deux frangins qui m’avaient à la bonne en raison d’une faculté héréditaire à tenir la boisson (je fabrique des enzymes gloutons) se livraient à toutes sortes d’appréciations passablement défavorables sur ces “salopes et ces pédés” dépourvus, à leurs yeux, de la moindre dignité et totalement décadents.

On était bien d’accord et on s’en resservait un ensemble.

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One response to “Show-Bizz, cinoche et théâtre sont les milieux les plus pourris”

  1. vaillantveilleur says :

    Bien fendard ! On irait presque faire un tour par là-bas pour contempler ses sketchs involontaires !

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