Islamophobie ?

Revenons sur ce terme d’islamophobie, néologisme incapacitant forgé par les islamophiles à destination des crétins politico-médiatiques, ignorant tout des bases de la propagande sémantique , et qui l’ont avalé tout cru comme une loche bouffe un hameçon.

Ce petit bijou de novlangue a un plan de fabrication , un mode d’emploi , et un but. Le prototype en est le mot Xéno-phobie, peur de l’étranger ; par extension : crainte irraisonnée ; par extension encore : détestation. Puis, par une expansion césarienne cette fois-ci :

acte ou opinion exprimée haineux envers un étranger ou un groupe d’étranger en cette qualité.

La loi française condamne la xénophobie. D’évidence , elle ne condamne pas une crainte ni une opinion secrète jamais exprimée et donc seule la dernière définition est la bonne. Car deux critères, au moins, sont exigés pour constituer la xénophobie :
– sa manifestation concrète par une expression ou un acte
– et son caractère haineux ou susceptible de provoquer la haine envers ledit Xenos.

Quant au Xenos, il désigne l’étranger en tant qu’individu ou groupe d’individus. Cela ne recouvre évidemment pas les concepts, les idées, les êtres imaginaires, les productions intellectuelles d’un individu ou d’un groupe d’individus. Il est par exemple interdit d’appeler à la haine envers les Bretons ou «un Breton en tant que tel» mais il n’est pas interdit d’affirmer que l’on déteste les crêpes, que l’on souhaite l’interdiction du biniou ou que l’on veut exterminer les Korrigans.

De même, l’interdiction de l’expression de la haine n’implique pas l’obligation d’aimer.

Sous cet éclairage , on voit mieux comment et pourquoi ce mot d’islamophobie a été construit et pourquoi il a été, à l’instar de tout le vocabulaire incapacitant (sans-papiers, jeunes, double peine, racisme…) instillé de façon normative auprès du grand public sans défenses intellectuelles , dans le cadre d’une subtile manipulation mentale.

On sait depuis Orwell que celui qui tient le langage tient le pouvoir en délimitant le bien du mal , et que ce charme permet d’inverser le sens des mots et les valeurs, voire de supprimer des éléments du réel car ce qui ne se nomme pas, ne peut se conceptualiser.

On a voulu fabriquer un mot-valise afin d’en charger les compartiments avec des armes paralysantes. On a opéré un glissement de sens. L’Islam n’est pas un individu ou un groupe d’individus, c’est une religion. Un concept immatériel. Une religion n’a pas de système nerveux, elle ne peut pas souffrir : il n’est donc pas criminel de l’attaquer ou de la détester et de le faire savoir.

Quand au suffixe “phobie” , il a l’immense avantage de faire passer le rejet pour une névrose (au passage on ne voit d’ailleurs pas comment une névrose pourrait constituer un délit), déqualifiant ainsi l’adversaire par un processus bien connu des totalitarismes qui va de la médicalisation des opinions à l’animalisation de l’adversaire , pour aboutir à chosification des opposants puis à leur liquidation pure et simple.

Dans le même temps , ce mot de “phobie” permet d’instaurer une limite floue entre rejet et manifestation haineuse factuelle , permettant d’adapter la répression à toutes les circonstances.

Ce mot est une arme métapolitique, fabriqué par un glissement de sens à partir de deux racines bien choisies et dont la réunion est une arme de destruction massive dont l’objectif est de détruire toute liberté d’exercer la moindre critique à l’égard du concept Islam.

Il n’a rien à voir avec les mots similaires utilisés par le législateur et qui ont été choisis pour protéger les hommes de la haine, mais pas les idées de la critique ou du rejet. C’est un piège grossier.

Je note d’ailleurs avec amusement que depuis que je tape ce texte le mot islamophobie apparait en rouge. Visiblement , il est aussi récent que les intérêts en France de ceux qui s’en servent . Et personne n’avait ressenti l’utilité de le construire avant qu’un Islam jusqu’ici discret n’émette des prétentions à imposer des restrictions aux libertés.

Il a l’ancienneté et la légitimité ici de ses propagandistes salafistes et wahabites, c’est à dire pas grand-chose et le correcteur d’orthographe de Windows l’ignore. Il a bien raison et nous devrions nous en inspirer.

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