Fiction : Ben Laden en France

Début 2004, Ben Laden décide d’envoyer en France deux de ses plus fidèles lieutenants, Ali Ben Couscous, et Zermouch Ahmed, pour étudier la faisabilité d’un attentat contre le TGV :

La Ben Laden Team, partie du Caire avec 16 heures de retard à la suite d’une grève du personnel naviguant d’Air France, arrive à Roissy au lieu d’Orly (via Genève) en raison d’un arrêt de travail sans préavis des contrôleurs aériens.
Ils ratent non seulement leur contact français, mais apprennent également que leurs bagages ont été expédiés à Oslo par erreur.

Appliquant le plan B , ils prennent un taxi pour se rendre à Belleville pour trouver leur contact de secours. Le taxi leur fait faire 2 fois le tour du périph’ en tarif de nuit, avant de les lourder porte de Montreuil en les arnaquant de 30 euros sur la monnaie.

• Totalement perdus, ne parlant pas un mot de Français, ils s’adressent alors à ce qu’ils pensent être un jeune coreligionnaire qui passe par là. Celui-ci les emmène à Pigalle et leur offre l’hospitalité d’un bar louche. Après les avoir défoncé au GHB dilué dans un thé à la menthe, il les déleste de leurs Traveller Cheques, passeports et liquidités, et les jette dans la rue au milieu des travestis .

• Ils se réveillent à moitié amnésique dans le camion du Samu Social, cernés de clochards et de prostituées à moitié dévêtues. Écœurés, ils tentent de rejoindre Belleville par le métro depuis La Salpétrière. Manque de chance, une grève des transports organisée par la CFDT, la CGT et Sud, les contraint de s’y rendre à pied.

• Leur trajet erratique correspondant partiellement à celui de la Gay Pride, il sont happés par un tourbillon de danseurs moustachus en bas résilles. Ils implorent Allah de les sortir de cet enfer.

• Arrivés finalement à bon port , ils exigent de se rendre immédiatement Gare de Lyon après avoir essayé d’acheter une djellaba neuve chez Tati, qu’ils doivent évacuer dare-dare en raison d’une alerte à la bombe.

• Parvenus Gare de Lyon, ils achètent un billet pour Marseille. Le voyage se déroule sans encombres jusqu’au Creusot où le train doit s’arrêter : une équipe de Gitans spécialisés dans le vol de métaux a arraché des caténaires.

• Bloqués pendant 8 heures en rase campagne, le bar fermé, sans eau potable, ils sont reconduits par autocar Gare de Lyon, non sans s’être vu proposer des sandwichs au saucisson par une aimable hôtesse de la SNCF, ainsi qu’un formulaire de remboursement de 2 pages.

• Rentrée au Caire par Air France : après une escale à Prague en raison d’incidents techniques, ils sont transférés le surlendemain sur un charter Chypriote et apprennent que leurs bagages de l’aller sont finalement disponibles à Orly et doivent être récupérés dans un délai de huit jours, à compter de la veille, faute de quoi ils seront incinérés.

Une semaine plus tard, dans les montagnes du Belouchistan, ils rendent leur rapport au Cheik Mha-Boulh. Et voilà pourquoi ça a pété en Espagne.

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One response to “Fiction : Ben Laden en France”

  1. kobus van cleef says :

    ça aurait pu être pire
    ils auraient pu être vendu par des albanais kosovars pour la traite des blancs
    ou alors on aurait pu leur chouraver , qui un rein , qui un poumon, qui une livre de chair pour greffer à de riches dubaïotes ou d’ignobles israëliens
    enfin, les services sociaux , alertés sur leur déchéance, auraient pu les placer dans un centre de rétention administrative et , là , bonjour les dégats

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